So British Part 1.

Publié le par cestcequedisaientlesnazis

Greetings folks,

 

un billet sympa pour une fois, car aujourd'hui, on va parler des bonnes choses : les séries anglaises et plus particulièrement, celles comiques, des années 70 à fin des années 90.

La suite, ça sera pour plus tard.

 

D'abord, c'est quoi une série anglaise comique?

 

On peut les résumer comme ce qui suit : 3/4 de non-sens, 1/4 de trangression, 1/3 de déguisement, 3,1415 de catch-phrase et enfin 3/2 de moyens de production.

 

Du coup, on est loin de la recette française qui est plutôt de l'ordre du : 1/100 de finesse, 42/1000 de bons mots et le reste de quiproquo de merde et/ou de bons sentiments.

J'ai l'air sévère de prime abord mais c'est pas loin de la vérité.

 

Donc, les séries anglaises.

On va commencer par un classique, les Monty Pythons.

En 1969, les 6 loustics créent le Monty Python Flying Circus, une émision de TV diffusée sur la BBC, l'équivalent de France 2 (mais qualitativement bien meilleure).

Brocardant, le style de vie des Britanniques avec un non-sens déroutant, cette série de 45 épisodes marque l'avénement d'un nouvel humour à la télévision : un théâtre de l'absurde amplifié par les facéties du montage, les multiples rôles que jouaient les 6 compères (se travestissant à l'envie) et agrémenté des photo-collages loufoques de Terry Gilliam.

Durant 4 saisons, l'émission va connaitre un franc succés et forgeait aux Monty Pythons une solide réputation d'humoristes "british".

La troupe quitte la BBC en 1974 pour le grand écran : Sacré Graal, La vie de Brian, Le sens de la vie...

 

De 1969 à 1989, le Benny Hill Show a comblé les foyers de Grande Bretagne avec plus ou moins de bon gout (les filles seins nus et les vieux sur lesquels on met des tapes, ça va bien un moment). Néanmoins, la force de Benny Hill, c'est son utilisation du montage visuel (accéléré, hors-champ) et audio (mickey mousing, etc...) comme comique à part entière.

 

Dans les années 90, la perfide Albion nous gratifie d'un OVNI télévisuel : Mr Bean.

Silhouette élastique, regard de Droopy et diction réduite au minimum permettent à Rowan Atkinson de transcender l'art du clown au travers de situations absurdes mais banales (le lavomatic, la bibliothèque, l'examen...).

Rarement, on avait poussé aussi loin la dérision et le non-sens avec aussi peu d'artifices télévisuels (pas de montages accélérés, ni de mickey mousing ou de photocollages). Tout cela est permis par la volonté inébranlable du "héros" d'atteindre son but quoi qu'il advienne. Suivant la résolution du schéma actantiel de manière jusqu'au-boutiste, Mr Bean n'abandonne jamais. D'où les péripéties invraisemblables mais tellement drôles de cet énergumène grincheux et peu aimable qui n'hésite pas à dépouiller des enfants ou à bousculer les plus faibles que lui.

En 1995, la série s'arrête et Rowan Atkinson part pour le cinéma avec les mauvais choix que l'on connait.

 

En 1999, Simon Pegg et Jessica stevenson écrivent Spaced, réalisé par Edgar Wright. Malgré une situation initiale très banale (1 gars et une fille font semblant d'être en couple pour se loger), la force de la série tient aux références qu'elle distillent, de Woody Allen à Tekken, en passant par les action movies des années 80. L'humour british est renouvelé par une mise en scène plus rapide, plus cinématographique (ralentis, flash-back...) qui imprime un rythme assez neuf pour l'époque.

La série s'arrête en 2001, année qui voit apparaître The Office de Ricky Gervais et Stephen Merchant.

La suite bientôt.


 


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CrAz 09/06/2013 11:17

Ca sert à rien d'écrire part.1 quand y'a que une partie